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Analyse

La SNCF prépare ses arrières sur le TER

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Ferroviaire . Réunion des acteurs du secteur, ce matin, pour préparer l’ouverture à la concurrence.

Publié le 16/06/2011 à 0h00

Deux ministres, celui de l’Ecologie et celui du Travail, se succéderont ce matin à la tribune du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Au menu du colloque : l’ouverture à la concurrence des TER, les transports express régionaux. Plusieurs milliers de cheminots, hostiles à la réforme, se sont donné rendez-vous devant le Cese.

Quel pas sera franchi ?

Le gouvernement avance sur ce sujet avec une prudence de Sioux. Cette journée sera donc un jalon de plus posé sur le chemin, forcément long, qui pourrait conduire après 2019 à une ouverture du rail. Le coup d’envoi a été donné en avril 2009 par Dominique Bussereau (alors ministre des Transport), et le sujet repris par Thierry Mariani, son successeur. Il a débouché sur la remise d’un rapport. Son auteur, le sénateur (UMP) Francis Grignon propose d’expérimenter sur quelques lignes une procédure d’appels d’offres. Veolia, Keolis ou la Deutsche Bahn pourraient disputer à la SNCF son monopole. Mais pas avant que des garanties sociales soient négociées.

Qui pousse à la réforme ?

Bruxelles ? Oui et non. En fait, chaque partie prenante fait des règles européennes la lecture qui l'arrange. Et le gouvernement, à un an de la présidentielle, n'est pas le plus allant. Les opérateurs privés sont plus déterminés. Jacques Malécot, délégué de l'Afra, l'association qui fédère les concurrents de la SNCF, milite pour que les nouveaux entrants puissent mettre en œuvre une organisation du travail «plus

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