Amis ou déçus du rail, rendez-vous en septembre. Le ferroviaire va tenir ses Assises. L’annonce a été faite ce jeudi par Nathalie Kosciusko-Morizet venue déminer le terrain de l’ouverture à la concurrence des trains régionaux, lors d’un colloque au Palais d’Iéna, à Paris.
Après deux ans de préliminaires, le gouvernement est entré dans le vif du sujet, ouvrant le débat sur la fin programmée du monopole de la SNCF pour les trains de proximité.
Il n’a pas été question de date. Mais de méthode: comment préparer l’entreprise SNCF et les cheminots à l’inévitable selon le gouvernement: quand, à l’issue d’un appel d’offres, les TER de Bretagne ou d’Alsace pourraient être confiés à Kéolis, à Véolia ou à la DeutschBahn pour leur exploitation.
«Le statu quo n’est pas la solution»
En effet, après 2019, les régions, en tant qu’autorités organisatrices des transports (AOT), doivent, si elles le souhaitent, pouvoir confier à d’autres opérateurs que la SNCF, le service public du transport régional.
La ministre de l'Ecologie a annoncé aussi la saisine du Conseil économique social et environnemental (Cese) pour débattre du sujet. Pour bien enfoncer le clou, Xavier Bertrand, le ministre du Travail, intervenu en clôture de la conférence par vidéo -un message enregistré deux jours auparavant-, a annoncé la mise en place «d'un groupe de travail de haut niveau, présidé par une personnalité reconnue» pour aider à la définition d'un cadre de travail et balayer les aspects juridiques et sociaux.
Hubert Haenel, ex-sénateur et auteur




