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Libération

Dassault, ça en jet plus tellement

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Le groupe français tente de se refaire une santé après des échecs à répétitions.

Publié le 20/06/2011 à 0h00

Dassault Aviation sort de l'ombre. Le groupe a lancé, à la veille du Bourget, une campagne de pub pour vanter sa contribution à la grandeur technologique et économique de la France. Et casser les «idées reçues qui ont la vie dure» : par exemple le fait que son Rafale coûterait les yeux de la tête à l'Etat. Le PDG, Charles Edelstenne, a encore dû défendre le rapport qualité-prix de son chasseur lors d'une visite du chef d'état-major de l'armée de l'air, comme il l'a raconté vendredi.

Cette contre-attaque médiatique arrive en tout cas à point nommé. Il y a eu l’incident technique survenu le 26 mai sur un Falcon 7X, qui a forcé Dassault à clouer au sol les 112 exemplaires de son fameux avion d’affaires. Dont celui de Nicolas Sarkozy. L’incident est en passe d’être résolu (un premier avion vient de revoler), mais cela fait désordre. Surtout en pleine crise de l’aviation d’affaires, un secteur qui pèse 80% de l’activité. Il y a eu plus d’annulations que de commandes de Falcon l’an dernier.

Spécialiste du haut de gamme, le groupe Dassault a dévoilé le mois dernier le Falcon 2000 S, un avion plus abordable pour reconquérir le cœur du marché. Mais il doit surtout trouver des clients pour son Rafale, qui ne s’exporte toujours pas malgré l’activisme de Nicolas Sarkozy. Il y a bien trois pistes «chaudes» - au Brésil, aux Emirats et en Inde -, où l’avion de combat est en finale face à l’Eurofighter. Mais l’accumulation des échecs à l’étranger du jet de Dassault a rendu prudent.

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