Champagne pour Airbus. L’avionneur a clôturé hier les journées professionnelles du Salon du Bourget avec la plus grosse commande de l’histoire de l’aviation : 200 A320 NEO vendus à la compagnie à bas coûts malaisienne Air Asia. Airbus a fait exploser les compteurs au Bourget, avec un total de 730 commandes, dont 418 fermes, d’une valeur de 51 milliards d’euros au prix catalogue. Un record absolu lors d’un Salon aéronautique. L’européen enfonce son rival Boeing, qui n’a vendu que 142 avions pour 15,5 milliards d’euros.
Si Toulouse est à la fête, c'est grâce au décollage fulgurant de son nouveau moyen-courrier, l'A320 NEO. Airbus en a écoulé la bagatelle de 667 au Bourget (ventes et engagements). Et 1 029 depuis le lancement du programme, il y a seulement six mois. «C'est un véritable best-seller», s'est exclamé hier le PDG d'Airbus, Thomas Enders, qui avoue avoir «largement sous-estimé la demande du marché».
Le NEO n’est pourtant qu’un copier-coller du vieil A320 (lancé en 1988), doté de nouveaux moteurs qui consomment 15% de carburant en moins. Il y a encore un an, plusieurs compagnies influentes, dont Air France, faisaient la fine bouche, jugeant l’économie insuffisante. Entre-temps le prix du pétrole a flambé, et les compagnies se sont ruées sur le nouvel A320. D’autant plus qu’il ne sera livré qu’en 2015. Premier arrivé, premier servi…
Convoitises. Chez Boeing, on s'arrache les cheveux. L'américain préférerait un nouvel avion à une remotori




