L’histoire retiendra qu’en l’espace de vingt-quatre heures, deux femmes ont pris tout l’espace qu’occupait Dominique Strauss-Kahn il y a quelques semaines encore. Ce mardi 28 juin, Martine Aubry s’est lancée dans la course présidentielle tandis que Christine Lagarde ravissait la direction générale du Fonds monétaire international. Fermez le ban. Qui aurait misé un euro sur les chances de la France de hisser une nouvelle fois l’un des siens à la tête de la plus puissante organisation internationale, après le scandale DSK ? Il faut saluer l’habileté du camp français dans ce tour de force diplomatique et en retenir la leçon politique : quand l’Europe parle d’une seule voix, elle se donne toutes les chances de faire prévaloir ses intérêts. Y compris dans les batailles internationales les plus sophistiquées. Les grands pays émergents en ont fait l’amère expérience : incapables d’afficher la moindre unité et de s’accorder rapidement sur une candidature, ils ont ruiné leurs chances, en dépit de leur rôle dans la stabilisation de la crise financière et de leurs nouvelles responsabilités dans la mondialisation. A n’en pas douter, ils méditeront eux aussi l’épisode cuisant de ce mois de juin. La nomination de Christine Lagarde vient ainsi utilement rappeler la puissance de la zone euro. La ministre des Finances n’a pas gagné parce qu’elle est française, mais bien parce qu’elle a incarné l’union monétaire européenne. Même violemment secoué par une crise de la dette, l’euro participe au
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Publié le 29/06/2011 à 0h00
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