Comment fibrer vite, partout, et au meilleur coût ? La règle du jeu est quasi arrêtée entre les opérateurs télécoms, les collectivités territoriales, l’Etat et son grand emprunt. Le tout sous la houlette du régulateur des télécoms. Aux opérateurs privés (Orange, SFR, Free, Bouygues Télécoms…) les zones très denses. Très précisément les 148 communes concentrées dans les grosses agglomérations. Pour ces zones urbaines, où se concentre le million de logements fibrés, il a été décidé de se reposer sur l’investissement privé.
Pour les 36 000 communes restantes, argent privé et argent public sont censés se conjuguer. Interrogés par Réné Ricol, le commissaire général à l'investissement, les opérateurs télécoms ont manifesté leurs «intentions d'investissement» dans 3 138 d'entre elles d'ici à cinq ans, sans plus s'engager.
Et quid de toutes les autres ? Hervé Maurey, sénateur de l'Eure, va publier demain un rapport d'information sur l'aménagement du territoire, adopté la semaine dernière à l'unanimité au Sénat, qui doute du plan de l'Etat. Maurey demande aux pouvoirs publics de «reprendre la main», affirmant qu'en matière de numérique, «il n'y a plus de pilote dans l'avion». «Il faut ramener de cinq à trois ans le délai dans lequel les opérateurs doivent commencer leur déploiement. Exiger d'eux des informations précises en termes de budget et de calendrier etcontractualiser leurs engagements.»
Le sénateur réclame aussi




