Agir vite. Parler d’une seule voix. C’est l’attitude qui devrait être celle de la zone euro à l’heure où elle n’en finit pas de subir les attaques des marchés financiers. Mardi, signe révélateur de l’intensité de la crise, un sommet extraordinaire des dirigeants des pays concernés était ainsi annoncé pour demain à Bruxelles. C’était compter sans cette propension à la cacophonie de l’Europe, incapable de confirmer la tenue de ce sommet vital pour le sauvetage de la Grèce.
Résultat : hier, l’agence de notation Fitch a dégradé de trois crans la note souveraine d’Athènes, à CCC (contre B+), soit à trois crans de la note DDD, réservée aux émetteurs de dette en défaut de paiement.
La première dissonance est venue du président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy. Hier, il n'a pas exclu de convoquer un sommet de la zone euro sur la crise des dettes souveraines. Tout en ajoutant qu'il n'avait pas pris de décision.
Un peu plus tard, Berlin s'est soudain mis à jouer une autre musique, niant l'existence de tout projet «concret» allant dans le sens de cette rencontre. «L'important est que les travaux sur la Grèce soient poursuivis à un rythme soutenu par les ministres des Finances», a déclaré une porte-parole du gouvernement allemand. Pas tout à fait en ligne avec Paris, qui penche pour la tenue d'un sommet demain.
Chacun s’entête à jouer sa partition. Pour résoudre la crise grecque, l’Allemagne tente de remettre sur la table son option préférée : un rééchelon




