Beaucoup de dents grinçaient hier encore au Congrès, prié d'approuver d'ici aujourd'hui un compromis pour éviter le défaut de paiement des Etats-Unis. Après des mois de bras de fer, un accord a été conclu dimanche soir entre leaders démocrates et républicains, relevant suffisamment le plafond de la dette pour tenir jusqu'en 2013 (lire détails ci-dessous). La gauche du parti démocrate dénonce une «capitulation devant le Tea Party» : des coupes budgétaires à la hache et pas la moindre hausse d'impôts. A droite, les plus extrémistes des Tea Parties refusent toujours le principe même de la dette, tandis que d'autres élus républicains voudraient préserver les budgets militaires… Le Sénat (à majorité démocrate) et la Chambre des représentants (à majorité républicaine) ont commencé hier à examiner le compromis pour tenter de l'entériner.
Est-ce un bon accord ?
Pour les marchés, oui, si l'accord de principe est bouclé en l'état. Stressées par l'affrontement à Washington, les places financières ont rebondi hier matin, avant de dégringoler dans la journée : les doutes planent toujours sur les détails du texte et les risques de dégradation de la notation de la dette souveraine américaine, ainsi que la capacité de l'économie à rebondir. Pour les investisseurs comme pour le président Barack Obama, l'accord a surtout pour qualité essentielle d'éclaircir l'horizon jusqu'en 2013. «C'est un bon accord si l'on considère que l'alternative était le défaut de




