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Enquête

Paris survend un budget dans les clous

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Pour rassurer les investisseurs et les agences de notation face à son endettement et son déficit, la France met en avant sa rigueur, sans exclure de nouvelles mesures.

Publié le 10/08/2011 à 0h00

Simple respiration après le mini-krach de lundi et onze séances consécutives de baisse des Bourses en Europe ? Hier, la plupart des grandes places européennes ont repris un peu de couleurs, rassérénées par une reprise à Wall Street (+3,89%). A la clôture, le CAC 40 affichait 3 176 points (+1,63%), tandis que Londres gagnait 1,89%. A l’ouverture, pourtant, le toboggan était toujours installé. Francfort et Londres ouvrent en baisse. Le CAC 40 glisse de plus de 6 % en l’espace de deux heures, avant de se reprendre pour finir au-dessus de la ligne de flottaison. Mais la situation des marchés reste très incertaine : à quand la prochaine glissade ?

«Droit dans ses bottes». Dans ce contexte tendu, le débat ouvert lundi en France sur la santé des finances publiques et la nécessité de donner de nouveaux gages s'est amplifié hier. Le pays doit-il, dans le sillage de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal, se mettre au régime sec ? Deux chiffres inquiétants sont revenus sur le devant de la scène. D'abord celui de la dette publique. Elle atteint 85% du PIB (la richesse produite). Soit 22 points au-dessus du taux de 2007, rappelle Jean-Pierre Balligand (PS), vice-président de l'Assemblée nationale. Un boulet à 1 646 milliards d'euros. Circonstance aggravante, soulignée par le député, cette dette est constituée principalement d'emprunts à échéance de court terme : «L'encours à moins d'un an est passé de 8% en 2007 à 19% en 2010.» Soit un quasi quadruplement en vale

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