Son porte-parole l'avait assuré dès lundi : Angela Merkel ne comptait pas aborder la question des obligations européennes avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée. «Aujourd'hui encore, la chancelière ne pense pas que les obligations européennes soient une solution judicieuse», expliquait ainsi Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière, à la veille du sommet… Et pour cause : le sujet des «eurobonds» est toujours explosif vu de Berlin. L'opposition (SPD, les Verts et néocommunistes de Die Linke) réclame désormais ouvertement la création de ces obligations qui permettraient de garantir la dette des pays en difficulté comme la Grèce et le Portugal, afin de sortir de la crise de l'euro. «L'Allemagne, estime Jürgen Trittin, chef de file des Verts au Bundestag, ferait mieux d'accepter de payer des taux d'intérêt plus élevés en participant à des émissions d'euro-obligations qui mettraient fin à la crise plutôt que de verser des dizaines de milliards au Fonds européen de stabilité financière sans que cela ne calme les marchés !» Merkel, responsable de la coalition néolibérale au pouvoir qui redoute un renchérissement de la dette allemande, y reste fermement opposée même si son camp se fissure depuis quelques jours. Si le FDP (Parti libéral-démocrate) reste résolument hostile aux euro-obligations, plusieurs députés influents de la CDU (chrétiens-démocrates) ont abordé le sujet sans tabou ces derniers jours. «Les euro-obligations ne sont pas une bon
La coalition allemande déchirée sur les eurobonds
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Alors que Merkel refuse catégoriquement la création d’euro-obligations, sa majorité commence à se diviser.
Publié le 17/08/2011 à 0h00
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