Menu
Libération
Analyse

Les Bourses à bout de souffle

Réservé aux abonnés

Crise bancaire, menace de récession… Malgré le nouveau plan Merkel-Sarkozy, les places financières ont plongé, hier.

Publié le 19/08/2011 à 0h00

Tétanisées par des rumeurs de nouvelle crise bancaire, affolées par des indicateurs porteurs de vents récessionnistes, les places financières ont vécu hier une nouvelle séance cauchemardesque. Trois jours après le sommet Merkel-Sarkozy, qui avait accouché de plusieurs mesures censées baliser une hypothétique sortie de la crise de la dette publique, les Bourses mondiales ont fortement dévissé. De près de 5% pour les capitales européennes et de 3,68% pour New York.

Singulièrement visées, les assurances et les banques ont une nouvelle fois souffert : la Société générale a plongé de 12,34% et la banque franco-belge Dexia de près de 14%. Fuyant les marchés actions, les investisseurs ont fondu sur les dettes souveraines les plus sûres, comme les obligations américaines ou allemandes, dont les taux ont atteint hier des planchers record. L’or, autre valeur refuge, a enfoncé son plafond, s’arrachant, dans la journée, jusqu’à 1826,10 dollars (1 274,09 euros) l’once.

«Sentiment de panique».«Les marchés sont dans un état de crainte absolue et les chiffres leur donnent de vraies excuses pour paniquer», explique Rob Carnell, analyse à ING. Que disent les statistiques ? Que la récession pointe son nez. En témoigne la remontée du nombre de nouveaux chômeurs aux Etats-Unis ou la chute des ventes de logements anciens en juillet. Plus inquiétant : l'effondrement de l'indice de l'activité industrielle dans la région de Philadelphie. «Ce n'est certes qu'un indicateur

Dans la même rubrique