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Sept milliards, à portée d’humain

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Démographie. Malgré une baisse de la fécondité, la population mondiale poursuit sa croissance.

Publié le 19/08/2011 à 0h00

Tous les deux ans, l’humanité se compte. Et cette année, aux alentours du 31 octobre, elle devrait accueillir le sept milliardième être humain sur Terre, selon le rapport bisannuel de l’Institut national d’études démographiques (Ined) publié hier (1).

Disparités. La population mondiale a été multipliée par sept au cours des deux derniers siècles, et devrait continuer à croître jusqu'à atteindre 9 à 10 milliards à la fin du XXIsiècle. Il aura fallu douze ans pour que l'humanité compte un milliard d'êtres humains supplémentaires. Et, au rythme actuel, la Terre accueillera le huit milliardième homme en 2025. «La population continue d'augmenter, mais à un rythme moins élevé d'une année sur l'autre», explique Gilles Pison, auteur de l'étude (2). Cette poursuite de la croissance démographique ne doit pas, en effet, masquer sa décélération. Dans les années 50, la population augmentait de 2% par an, elle s'accroît désormais de 1,1% annuellement. «Ce rythme va encore ralentir, car les femmes sont de plus en plus nombreuses à limiter les naissances», poursuit Gilles Pison. Depuis cinquante ans, partout dans le monde, les taux de fécondité diminuent : 2,5 enfants en moyenne par femme aujourd'hui, contre le double en 1950.

Evidemment, les disparités restent énormes d’un pays à l’autre : au Niger, le taux de fécondité flirte avec les 7 enfants par femme, tandis que les Taïwanaises mettent chacune 0,9 enfant au monde. Plus de la moitié de l’hu

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