Tout le monde y vient. Dernier en date : SFR. Ses formules dites «Carré», sorties au printemps, sont toutes proposées avec ou sans téléphone, assorties, dans ce cas, de rabais. «Ce n'est pas seulement une guerre des prix, note Gregory Coillot, directeur marketing de The Phone House. Nous assistons à la fin de la subvention du mobile.»
Le mouvement a décollé en janvier ; les opérateurs de réseau mobile virtuel (MVNO) ont montré la voie. La Poste Mobile, lancé en mai, a même fait sa pub dessus. Et maintenant, B & You pousse l’exercice à l’extrême. Exit, les formules avec un téléphone à prix cassé, mais aussi le fil à la patte pour douze ou vingt-quatre mois.
Chez B & You, si l'on veut un smartphone, on l'achète à part sur le site, et il est facturé «au prix de revient», dixit Bouygues : 603 euros pour l'iPhone 4 (16 Go), ou 509 euros le Samsung Galaxy S2… Ce qui fait dire à Gregory Coillot que le forfait sans mobile a une limite, la capacité financière de ses clients : «Au bout de six mois, des clients qui ont envie de changer de téléphone devront le payer cash.» Et de prédire une suite pas folichonne : «Le mobile va bientôt s'acheter à crédit.» Avec l'irruption d'offres de financement du téléphone, voire des crédits-bails sur un ou deux ans…
En Grande-Bretagne comme en Suède, où The Phone House a des boutiques et où le mobile est peu subventionné, «on revient vers des offres couplées».
Chez Zéro Forfait, autre opérateurs de ré




