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Libération

PSA : les intérimaires sur le bord de la route

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Auto. Crise financière en Europe, frilosité des clients… Peugeot Citroën veut accélérer la réduction de ses coûts.

Publié le 14/09/2011 à 0h00

La crise de la dette commencerait-elle à contaminer l'économie réelle ? C'est en tout cas l'argument avancé par le patron de PSA pour annoncer, hier, lors de l'ouverture du Salon automobile de Francfort, un nouveau plan de «réduction des coûts». Philippe Varin ne prévoit pas «à ce stade» de «plan de départs volontaires». Mais il va supprimer, d'ici à la fin de l'année, des emplois d'intérimaires et d'autres chez ses sous-traitants, se refusant à avancer un chiffre. Avec des conséquences sociales potentiellement lourdes, puisque l'intérim représente 10% des 100 000 salariés du groupe en France.

Economies. PSA n'a constaté aucune baisse de son carnet de commandes. Mais il n'a pas réussi à atteindre ses objectifs d'économies au premier semestre. Du coup, «il faut se préparer à des temps plus difficiles, a-t-il justifié à Francfort. Quand je vois ce qui se passe aujourd'hui en Europe, dans le monde politique et dans la sphère financière, notre responsabilité c'est de se dire que la croissance peut être plus mauvaise que dans nos prévisions. On essaie d'anticiper sur ce qui peut se passer». Bref, la crise risque de pousser les consommateurs à se «serrer la ceinture», alors même que le marché européen, qui pèse 60% des ventes de PSA, est en baisse.

Une cure d'austérité préventive est une «provocation» pour la CGT, qui dénonce «une déclaration de guerre contre l'emploi». Le syndicat estime que le

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