Le système ferroviaire est malade de sa gouvernance. Le partage des rôles entre RFF (Réseau ferré de France), le propriétaire des rails, et la SNCF, qui s’occupe de l’entretien du réseau et de faire rouler les trains, est unanimement critiqué. Les Assises du ferroviaire, qui ont débuté le 15 septembre, se sont emparées de ce sujet épineux.
Que souhaite Guillaume Pépy, le PDG de la SNCF ?
Entre le système allemand - un seul pilote, la Deutsche Bahn - et le britannique - qui sépare strictement les fonctions sous la férule de l'Etat -, Guillaume Pépy a une préférence pour le premier. Même s'il s'interdit, Assises obligent, de l'afficher trop ostensiblement. «Dans aucun des deux systèmes, il n'y a comme en France celui qui dit[soit Hubert du Mesnil, président de RFF, ndlr]et celui qui fait[Guillaume Pépy].» Le patron de la SNCF a déclaré mercredi, lors d'un séminaire de presse : «Un réseau pour deux patrons, ce n'est pas une situation d'avenir !»
Ne disait-il pas le contraire il y a peu ?
En février, la position de la SNCF était un peu différente. Une note de synthèse, émanant du bureau de la représentation permanente de la SNCF à Bruxelles, soulignait ainsi «les inconvénients parfois majeurs pour la construction d'un marché ferroviaire européen, [des Etats] ayant refusé la séparation totale entre le gestionnaire d'infrastructures et les activités ferroviaires de l'opérateur historique». Pour faire court




