Le changement de rythme des dessertes ferroviaires - appelé cadencement -, qui doit être installé par Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF le 11 décembre, provoque la colère des usagers du Paris-Tours. Précisément, de ceux du tronçon Orléans-Blois où de nombreux arrêts ne seront plus assurés au nom d'une «amélioration globale du réseau». Les habitants de La Chapelle-Saint-Mesmin, en banlieue d'Orléans, verront la moitié des arrêts matinaux supprimés, tandis que leurs voisins de Saint-Ay ou de Chaingy qui prenaient l'unique train du matin devront se contenter d'une première desserte vers Blois à… 12 h 20.
Furieux d'avoir appris ces modifications «par hasard», ils viennent de monter un collectif et de lancer une pétition à destination des pouvoirs publics. «Comment un projet d'une telle ampleur a pu être mené dans la plus parfaite opacité ?» interroge Farid Benhammou, animateur du collectif. Ce professeur fait quotidiennement le trajet entre La Chapelle-Saint-Mesmin et Beaugency. Il affirme, comme d'autres, avoir choisi son lieu de résidence en fonction des dessertes. «Tout le monde nous parle du Grenelle de l'environnement et on organise la mort du transport écologique par excellence !» Visée, la direction régionale de la SNCF rappelle qu'elle n'est pas seule décisionnaire :«Ce changement de rythme est porté par la SNCF et RFF. Il a été fait dans la concertation et sur la base d'un projet global visant à instaurer une nouvelle forme d




