Linky, le compteur électrique dit «intelligent», continue de faire des vagues alors que la décision de son déploiement vient d’être prise. Mercredi, Eric Besson, le ministre de l’Industrie, a tranché. Après que 300 000 compteurs ont été installés, à titre de test, en Touraine et près de Lyon, 35 millions de Linky vont remplacer tous les compteurs actuels à compter de 2013. La pose de ce boîtier jaune poussin sera étalée sur cinq ans pour se terminer fin 2018. Toutes les parties impliquées - fournisseurs d’énergie (EDF, GDF, Direct énergie…), distributeur (ERDF), consommateurs… reconnaissent à Linky au moins deux qualités : le relevé du compteur se fera dorénavant à distance. Et l’électricité sera facturée en fonction de la consommation réelle et non d’une estimation. Les autres aspects sont autrement discutés.
Collectivités. Première polémique : qui va payer le coût du compteur ? Besson a insisté sur le mot gratuité. Entendre, Linky ne sera pas facturé au moment de son installation. Mais, insistait hier Jean-Marc Proust, pour la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), qui représente les collectivités ayant confié la gestion du réseau à ERDF, «son prix se retrouvera bien dans la facture d'électricité, il sera juste étalé». Même analyse de l'UFC-Que choisir : «Tout porte à croire que les particuliers le paieront, via le Turpe [tarif d'utilisation du réseau public d'électricité, ndlr]», la ligne qui, sur la facture




