Ça y est. Après des mois de rumeurs et de bagarre, Alexandre de Juniac, 50 ans, ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, a réussi à se placer chez Air France. Comme l'a révélé hier la Tribune, il sera directeur général de la compagnie à partir du 1er janvier. Un poste que lui abandonne Pierre-Henri Gourgeon. Celui-ci conservera seulement les commandes du groupe Air-France-KLM qu'il doit transmettre à Juniac d'ici à 2015.
Sa nomination, qui doit encore être avalisée par le conseil d’administration, risque de faire jaser. Car cet énarque et polytechnicien est le troisième proche de Nicolas Sarkozy (il fut membre de son cabinet au ministère de la Communication puis du Budget) à être propulsé au sommet d’un grand groupe, après François Pérol (BPCE) et Stéphane Richard (France Télécom).
Pantouflage. Fils de diplomate né à Neuilly, Alexandre de Juniac assume ses convictions de droite et ne connaît pas grand-chose au transport aérien. Mais c'est un vrai manager qui a passé quatorze ans chez Thales, le groupe d'électronique de défense. Il était même l'un des favoris pour en devenir le patron jusqu'à ce que le nouvel actionnaire, Dassault, s'y oppose. Ce qui explique son départ en 2009 à Bercy, où il essaie, dès l'année suivante, de viser la présidence d'Areva. Une tentative de pantouflage tuée dans l'œuf par la commission de déontologie.
En revanche, la voie était libre vers Air France, qui dépend du ministère de l’Ecologie et des Trans




