Ça en devient presque lassant. Trimestre après trimestre, Apple dévoile de nouveaux résultats record : +82% de chiffre d’affaires et +125% de profits pour la dernière livraison (avril-juin). Le retour de Steve Jobs aux commandes, en 1997, a fait exploser l’entreprise : son chiffre d’affaires a été multiplié par neuf en treize ans, passant de 7 milliards à 65 milliards de dollars. Et pourrait dépasser les 100 milliards dès cette année. L’ancien canard boiteux déficitaire de l’informatique est devenu, et de loin, la firme technologique la plus rentable de la planète : 14 milliards de dollars (10,4 milliards d’euros) de profit net l’an dernier, une dette quasi nulle, et un matelas de cash de 73 milliards, supérieur à la trésorerie des Etats-Unis !
On comprend pourquoi l’action est chérie par Wall Street : son cours a été multiplié par quarante en dix ans. L’entreprise est même brièvement devenue, cette année, la plus grosse capitalisation boursière mondiale, devant le pétrolier ExxonMobil. Avant de redescendre en deuxième position. Apple vaut tout de même 350 milliards de dollars. Soit 60% de plus que le rival Microsoft, dont le chiffre d’affaires est pourtant légèrement supérieur à celui d’Apple.
Le secret de ce fabuleux succès ? D’abord des produits innovants, que les concurrents ont le plus grand mal à copier. Ainsi, l’iPad, lancé en avril 2010, détient encore, un an plus tard, 68% du marché mondial des tablettes. Ses produits font tellement rêver qu’Apple peut les facturer au




