Le trafic a repris à la SNCF, mais le sujet de préoccupation de l’entreprise reste entier : comment sécuriser le rail et, notamment, les cheminots ? D’abord un rappel des faits. A 10 h 25, jeudi, un contrôleur du train reliant Lyon à Strasbourg, à la hauteur de Clerval (Doubs), est poignardé. Huit coups de couteau portés par un passager lors d’une opération de contrôle. A mesure que la nouvelle se répand, les trains s’arrêtent. A 17 heures, Guillaume Pepy est sur place. En fin de journée, seul un TER sur quatre et un TGV sur trois continuaient de rouler. La circulation a repris vendredi dans la journée. Mais la tension n’est pas retombée, les syndicats demandent des mesures pour rendre le train plus sûr.
Vendredi matin, la direction des trains, qui a la haute main sur les contrôleurs (11 000 personnes), a reçu les syndicats un par un. Marc Baucher, secrétaire général Unsa-cheminots, prévenait avant d'entrer : «La montée de la violence n'est pas qu'un problème de société. Il va falloir mettre sur la table la déshumanisation des gares, une présence insuffisante dans les trains.» Nathalie Atragie, de l'Unsa, ajoutait : «On va demander la mise à jour des cartographies des trains sensibles. Il faut pousser les formations des agents, leur apprendre les bonnes postures face aux violences.» La SNCF, qui n'est pas inerte sur le sujet, avait programmé, avant l'incident, une réunion de travail sur la sécurité le 10 octobre. «On va ajouter les questions de la format




