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Chine : pas d’eurobonds, mais un petit pas

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A l’issue de la réunion du G20, samedi, Pékin aurait indiqué être disposé à investir dans des infrastructures de la zone euro.

Publié le 17/10/2011 à 0h00

La Chine et son coffre-fort de 3 000 milliards de dollars de réserves en devises veut-elle et peut-elle aider l'Europe à sortir de la crise ? Des signaux positifs semblent être sortis de la réunion du G20 qui s'est tenue samedi à Paris. Les représentants chinois auraient indiqué que Pékin était prêt à investir des dizaines de milliards dans la zone euro à travers des achats d'infrastructures dans les pays endettés. «Pékin s'est engagé, dans les coulisses, à soutenir la zone euro en échange de politiques de réduction du déficit et de coupes budgétaires draconiennes», assurait hier le quotidien britannique Sunday Times en citant une source proche des discussions. Selon cette même source, les banques chinoises pourraient également augmenter leurs achats de dette souveraine de la zone euro, «mais la Chine veut s'assurer que l'Europe connaît l'ampleur du trou et qu'il ne va pas se creuser avant de commencer à le remplir».

Chasse. Ces belles promesses assorties de conditions paraissent plus constructives que les quasi-rebuffades décochées, quelques semaines auparavant, au sommet du FMI de Washington. Le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, avait fait savoir que c'est «aux économies [européennes] concernées de régler leur problème». Le président de la China Investment Corp (CIC, le fonds souverain chinois) avait expliqué que la Chine n'achèterait de futures obligations européennes (eurobonds) que si celles-ci

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