Nouveau déballage du scandale Dexia. Hier soir, les députés ont voté le plan de démantèlement du groupe franco-belge. L’Assemblée a avalisé les dizaines de milliards d’euros de garantie apportées par l’Etat français, le prix du sauvetage de la banque. Et si les choses tournent mal, le prix à payer par le contribuable…
Il y a huit jours, un schéma a été âprement négocié entre les Etats belge et français. Dans ce plan, la France s’est engagée à garantir, à hauteur de 36,5%, le paquet de créances pourries (environ 90 milliards d’euros), isolées dans une structure. Cela fait 33 milliards d’euros. C’est la première pilule que doivent avaler les députés. La seconde est moins conséquente, mais plus amère encore. Il s’agit de sécuriser le paquet de dettes aux collectivités locales dont va hériter la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Il y en a pour 77 milliards d’euros. Qu’y a-t-il dans cette boîte noire ? Va-t-on transmettre à la CDC les 15 à 20 milliards de prêts aux collectivités belges, italiennes ou espagnoles, des créances déjà dégradées ? Ou se limiter aux françaises plombées par des prêts toxiques, comme l’assurait hier le ministre de l’Economie, François Baroin ? Gilles Carrez, le rapporteur de la commission des finances, a assuré hier qu’il n’y avait que 10 milliards d’euros de créances à risque. Mais, dans le même temps, il a soutenu la position de l’Etat limitant sa garantie à 70% pour dix ans, soit 6,65 milliards.
En outre, la CDC devra assumer seule les 500 premie




