La baisse de la demande extérieure plombe la croissance chinoise. La deuxième économie du monde est passée de 9,5% de croissance en avril-juin à 9,1% en juillet-septembre, selon les chiffres officiels. Pimco, géant mondial de l’investissement, prévoit que l’expansion de l’économie chinoise chutera à 7% dans les douze prochains mois. Du jamais-vu dans un pays qui est parvenu à maintenir un taux phénoménal de 10% en moyenne depuis trente ans.
«La trajectoire de l'économie chinoise dans les dix-huit mois à venir va suivre celle de l'Europe», prédit le cabinet d'études IHS Global Insight. Ce fléchissement est aussi la conséquence des restrictions de crédit imposées ces derniers mois par Pékin en vue de contenir l'inflation (6%). Les banques chinoises ont par ailleurs été contraintes d'étoffer leurs réserves pour faire face à une crise de la dette intérieure (lire ci-contre). Seule une hausse de la demande de la consommation intérieure pourrait remettre le pays sur les rails.
Le pistolet sur la tempe, le gouvernement chinois semble avoir réalisé que son modèle exportateur à flux tendu, suivi depuis 1979, a atteint ses limites. Sur le plan intérieur, sa politique de bas salaires est de moins en moins tenable. Les revenus des ouvriers augmentent de toute façon (de 30% par an dans certaines zones), forçant la Chine à monter en gamme. Sur le plan extérieur, l'accumulation à l'infini d'un monstrueux surplus en devises investi en bons du Trésor américain n'est plus perç




