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Chine extérieure de richesses

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Pékin pourrait aider l’Europe, mais de manière limitée et sous conditions.

Chinese flags are seen at a pedestrian area of Nanjing road as part of the upcoming celebrations for National Day in Shanghai September 30, 2011. China will celebrate the 62nd anniversary of its National Day on October 1. REUTERS/Carlos Barria (CHINA - Tags: SOCIETY) (REUTERS)
Publié le 28/10/2011 à 0h00, mis à jour le 28/10/2011 à 10h23

Convaincre la Chine de se montrer magnanime : c'est la mission de Klaus Regling, le directeur du Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui doit arriver aujourd'hui à Pékin. Le représentant du fonds de sauvetage européen, dont la capacité d'intervention doit passer à 1 000 milliards d'euros, aura à persuader des négociateurs hors pair que l'investissement en vaut bien la chandelle. Car si des diplomates européens anonymes ont laissé entendre hier aux agences de presse que la Chine était «prête à abonder au fonds de stabilité», Pékin n'a jusqu'alors pris aucun engagement concret, ni même vague. «La Chine, a annoncé lapidairement hier un porte-parole officiel, soutient les mesures actives de l'Europe pour répondre à la crise financière et est prête à explorer les moyens de renforcer la coopération bilatérale sur la base d'un bénéfice réciproque.» Et si le pays, en pleine croissance, aide l'Europe, ce sera de manière symbolique et en imposant des conditions.

Ventes d'armes. L'une de ces contreparties a été demandée en septembre par le Premier ministre, Wen Jiabao. Celui-ci a proposé que la Commission européenne reconnaisse immédiatement à la Chine le statut d'«économie de marché», sans attendre 2016, comme le prévoit le calendrier de l'Organisation mondiale du commerce. L'octroi de cette clause permettrait à Pékin d'échapper aux mesures antidumping européennes. Craignant que les produits chinois inondent le marché euro

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