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Récit

Au FMI, la cote de Lagarde fond

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Les éditorialistes américains critiquent la directrice générale du Fonds monétaire international.

La directrice générale du FMI Christine Lagarde à Pékin le 9 novembre 2011. (AFP / Liu Jin)
ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 19/11/2011 à 0h00

«Madame Lagarde : où êtes-vous tandis que le monde a besoin de vous ?» La lettre, postée sur le site de l'Institut Peterson, l'un des plus importants viviers d'experts en finances internationales à Washington, date du 11 novembre et n'a toujours pas reçu de réponse. Si ce n'est peut-être que Christine Lagarde sera bientôt en voyage… en Amérique latine. Tandis que l'Europe s'enfonce dans la crise de l'euro, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé que sa nouvelle directrice générale sera en tournée au Pérou, au Mexique et au Brésil, du 28 novembre au 2 décembre. «Vous devriez cesser de prendre votre inspiration en Europe,intime Arvind Subramanian, analyste à l'Institut Peterson, dans sa lettre ouverte à Christine Lagarde, ne prenez plus les appels téléphoniques qui viennent de Berlin, Bruxelles, Paris et Francfort, […]dépêchez-vous !»

«Disparu». Selon cet économiste, lui-même ancien directeur de recherche au FMI, le Fonds devrait se mobiliser pour lever «au moins 1 000 à 2 000 milliards de dollars» (de 750 à 1 500 milliards d'euros environ) pour aider à résoudre la crise européenne et éviter sa propagation au monde entier. L'appel a été repris jeudi par une plume du Washington Post, Robert Samuelson : «En pleine crise économique de l'Europe, une question s'impose : où est le FMI ?» Et l'éditorialiste de répondre : «Disparu au combat.» Dans une interview à Libération, Arvin

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