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Société générale : le coût du risque

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Montage . L’Autorité des marchés financiers a sanctionné la banque pour la gestion d’une de ses filiales.

Publié le 21/11/2011 à 0h00

Il y avait bien quelque chose de pourri dans le contrôle des risques de la Société générale. Après l'affaire Kerviel en 2008, Libération avait révélé en 2009 qu'au sein de sa filiale de gestion, la SGAM (Société générale Asset Management), les dirigeants avaient fait n'importe quoi, et perdu beaucoup d'argent. En fin de semaine dernière, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a fait le même constat, et a condamné à une amende de 2,5 millions d'euros la SGAM, ainsi que sa filiale SGAM-AI (pour Alternative Investment).

Le jugement est très sévère : l'AMF a révélé des «négligences» non «admissibles», des «défaillances graves», ainsi qu'une «volonté délibérée des gestionnaires de dissimuler les risques». En cause, la manière dont la SGAM a géré en 2007-2008 ses fonds monétaires dynamiques, au début de la crise. A l'époque, ces derniers regorgeaient de subprimes, et - crise américaine oblige - ont vu leur valeur s'écrouler.

Geste. Pour ne pas léser ses clients, et par crainte de procès (les fonds avaient été vendus sans indiquer clairement qu'ils étaient investis en produits subprimes), la Société générale avait fait un geste : elle avait racheté les parts des clients qui demandaient à sortir du fonds. Mais, pour l'AMF, l'opération ne s'est pas déroulée de manière correcte. Ainsi, la SGAM a fait travailler son équipe de contrôle des risques lors du rachat du portefeuille. Ses membres «ont été étroitement associés, à

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