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Libération

Une Union en cercles concentriques

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Tout est sur la table, aujourd’hui à Bruxelles. Y compris une sortie de la zone pour les eurosceptiques.

ParJean Quatremer
BRUXELLES (UE), de notre correspondant
Nathalie Dubois
Envoyée spéciale à Bruxelles)
Publié le 09/12/2011 à 0h00

L’Union est morte, vive l’Union ! Sous les coups de boutoir de la crise de la dette, les Etats sont contraints de repenser de fond en comble la maison européenne afin de la remettre d’aplomb. La future Union sera sensiblement différente, si elle survit à la crise, bien sûr, de celle qui existe aujourd’hui : une Europe à plusieurs vitesses, plus de fédéralisme institutionnel et de solidarité financière au sein de la zone euro, moins d’Etats membres, la Grande-Bretagne étant désormais sur une trajectoire de sortie.

En deux ans, la fiction d'une Europe unie avançant d'un même pas vers un avenir radieux a volé en éclat. Plusieurs groupes de pays se sont dessinés. D'une part, les dix-sept de la zone euro dont le destin commun est clairement apparu. Ensuite, les six pays, dont la Pologne, qui veulent les rejoindre dès qu'ils seront prêts. Puis ceux qui bénéficient d'un «opt out» leur permettant légalement de rester à l'écart : Grande-Bretagne et Danemark. Enfin, ceux qui n'ont aucune intention d'adopter l'euro : Suède et République tchèque. Cette Europe des cercles concentriques rend toute organisation d'ensemble particulièrement compliquée, les intérêts de la zone euro n'étant absolument pas ceux des autres.

Sortie. Ce qui était impensable il y a quelques années est devenu envisageable : comment permettre à la zone d'aller de l'avant alors que toute modification des traités doit être adoptée à l'unanimité des 27 ? «Il n'est pas question d'opposer les 1

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