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Le Parti socialiste veut «renégocier» sur l’euro

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Stabilité . François Hollande a souligné, hier, que l’accord des Vingt-Six oubliait la croissance.

une personne passe devant le local du Parti Socialiste (PS), le 9 décembre 2011 à Liévin. (© AFP Philippe Huguen)
Publié le 13/12/2011 à 0h00

Le Parti socialiste a déclenché une grosse bourrasque, hier, sur le plan de sauvetage de l'euro conclu vendredi à Bruxelles par 26 des 27 Etats membres de l'Union européenne. «Si je suis élu président de la République, je renégocierai cet accord», a déclaré François Hollande sur RTL. Et le candidat socialiste à la présidentielle d'expliquer qu'il «fera en sorte qu'on y ajoute ce qui manque, c'est-à-dire l'intervention de la Banque centrale européenne, les "eurobonds", un fonds de secours financier […] et enfin de la croissance». Quant à la «règle d'or» bannissant tout déficit public au sein de la future «Union de stabilité budgétaire», Hollande affirme ne pas être «dans cette logique». Stupeur et rage de la majorité gouvernementale, qui ouvre aussitôt le procès en irresponsabilité de la gauche.

«Valable».«La crédibilité de la France est en jeu. On ne peut pas dire aux marchés "il y a un accord européen en décembre mais on ne sait pas si en avril ou en mai il sera toujours valable", c'est tout à fait irresponsable par rapport aux difficultés que nous rencontrons», a tancé le Premier ministre, François Fillon. Les marchés n'avaient pas besoin de Hollande pour être dubitatifs face aux résultats du sommet de Bruxelles. Dans l'attente d'un nouveau verdict de l'agence Standard & Poor's sur la note souveraine de la zone euro, Nicolas Sarkozy a estimé hier dans une interview au Monde que la perte de la note AAA de la Franc

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