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Analyse

Paris-Venise : Thello, bye-bye SNCF

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Le premier train de voyageurs privé est parti dimanche vers l’Italie. Symbolique.

Publié le 13/12/2011 à 0h00

Dimanche soir, à 19 h 45, Thello, le premier train privé de voyageurs sur le réseau français, a quitté Paris depuis la gare de Lyon. Cette unique liaison entre la capitale et Venise, circulant de nuit, est exploitée par Veolia Transdev et Trenitalia, la SNCF italienne. Elle était assurée, la veille encore, par le couple SNCF-Trenitalia, sous la marque Artesia. Mais si le symbole est fort, la révolution fait pschitt.

Vous avez dit concurrence ?

Après les télécoms, l'énergie, les services postaux, Bruxelles s'est attaqué (tardivement) au rail. Les Etats ont obligation depuis le 1er janvier 2010 d'ouvrir le trafic voyageur à la concurrence pour les liaisons internationales. Le Paris-Venise s'inscrit dans ce cadre-là. Un certain nombre de pays en Europe ont anticipé le calendrier, comme l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède, ou encore l'Italie. Une directive sera proposée fin 2012, calant les étapes ultérieures, des TER aux TGV. Les avis divergent sur l'intérêt de ces ouvertures. SUD rail et la CGT ont accueilli hier matin le premier Thello venant d'Italie avec des banderoles et une délégation de plusieurs centaines de cheminots. Fabien Villedieu, de SUD rail, résume le danger de l'ouverture : «Ce sera du dumping social, la suppression des trains non rentables et de certaines missions de service public, et moins de sécurité.» Aux Assises du ferroviaire qui se terminent jeudi, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (F

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