Simple problème de timing ou erreur de gestion ? Areva a relancé hier le dossier de l’acquisition controversée d’UraMin, achetée à prix d’or (1,8 milliard d’euros plus 400 millions d’investissements) par Anne Lauvergeon à l’été 2007, avant de se transformer en boulet financier. Avec la nouvelle dépréciation décidée hier, la société minière a perdu 80% de sa valeur, à cause de la chute des cours de l’uranium et de gisements moins riches que prévu.
Le conseil de surveillance d'Areva a décidé, hier, de confier à trois de ses membres «indépendants» une enquête interne sur le rachat d'UraMin, dont les résultats sont attendus début 2012. La commission des Finances de l'Assemblée, présidée par le socialiste Jérôme Cahuzac, avait déjà lancé une d'enquête. «Si des comptes doivent être demandés, c'est certainement à Anne Lauvergeon mais certainement aussi aux responsables politiques [de] l'époque», a taclé Cahuzac dimanche. «ll y a au minimum une légèreté dans l'achat», ajoute le député PS Marc Goua, qui a signé en octobre le premier rapport parlementaire.
Fuites. Tout commence début 2007. Le cours de l'uranium flambe, Areva cherche à sécuriser son approvisionnement. Ce qui est logique dans le contexte de l'époque. Après plusieurs projets de rachats refusés par l'Etat, Anne Lauvergeon jette son dévolu sur UraMin, société canadienne née en 2005, qui possède des gisements en Namibie, en Centrafrique et en Afrique du Sud.
L'opération pose plusieur




