Difficile de jouer l'indifférence. Surtout lorsqu'un pacte vient d'être passé entre la Chine et le Japon, deuxième et troisième puissances économiques mondiales. Hier, c'est donc le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, qui a réagi le premier à l'accord conclu entre les deux pays sur l'utilisation de leurs devises respectives, le yuan et le yen. «Ce sont des développements qui montrent qu'il est bon que nous ayons une Europe unie», a-t-il déclaré.
Diplomatie. Lundi, Pékin et Tokyo ont annoncé une série de conventions financières pour développer l'usage de leurs monnaies respectives. Certes, le yuan (ou renminbi) reste non convertible et sa valeur est directement pilotée par les autorités monétaires de Pékin. N'empêche, lentement mais sûrement, la Chine poursuit sa stratégie d'internationalisation du yuan afin de réduire son exposition aux fluctuations du dollar ou à la crise de l'euro.
Voilà plusieurs années que l’atelier du monde déploie une diplomatie du yuan avec de nombreux pays en développement. Mais le pacte passé lundi avec le Japon est d’une tout autre ampleur. Et pour cause, le montant annuel des échanges commerciaux avec le voisin japonais frôle les 400 milliards de dollars (305 milliards d’euros). Désormais, les entreprises chinoises pourront payer leurs importations de produits japonais en yuans et non plus en dollars.
Et si ces yuans ne leur sont d’aucune utilité, les exportateurs nippons - non importateurs de produits chinois




