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Taxe Tobin : le couple franco-allemand désuni

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Le projet de loi français devrait être au cœur de la rencontre de Merkel et Sarkozy, aujourd’hui à Berlin.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à Paris en décembre. (© AFP Eric Feferberg)
Publié le 09/01/2012 à 0h00

La taxe sur les transactions financières (TTF), plus connue sous le nom de «taxe Tobin», va être la vedette de la semaine. Elle risque notamment d'être le premier sujet du tête-à-tête prévu aujourd'hui à Berlin entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Et a suscité, ce week-end à Londres, une violente levée de boucliers du Premier ministre britannique : «Je m'y opposerai, à moins que le reste du monde décide en même temps d'une telle taxe», a prévenu David Cameron, drapé dans sa posture de défenseur des intérêts de la City.

Bien que la France et l'Allemagne aient été jusqu'ici totalement en phase sur la nécessité de réguler le système financier européen, la chancelière a, elle, peu apprécié la décision du président français de foncer en solo sur ce dossier. Poussant les feux à l'approche de l'élection présidentielle, Sarkozy a annoncé vendredi que la France «n'attendra[it] pas que tous les autres soient d'accord» pour instaurer cette taxe. Objectif de l'UMP : déposer en février un projet de loi de finance rectificative créant cette taxe sur tous les échanges d'actions et d'obligations.

Ce cavalier seul a été mal perçu par Angela Merkel, qui se veut tout autant la championne d'un projet aussi symboliquement fort que populaire : faire payer au secteur financier les pots cassés d'une crise dont il est en partie responsable. A Berlin, on a donc immédiatement rappelé que l'objectif de l'Allemagne «reste l'introduction de cette taxe au sein des Vingt-Sept» E

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