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Libération

Pas de marché franco-allemand sur la taxe Tobin

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Finances . Sarkozy et Merkel ont affiché hier un visage d’unité. Mais restent opposés sur le projet de loi français.

Publié le 10/01/2012 à 0h00

Après deux heures de tête-à-tête, hier, à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont efforcés de minorer leurs divergences à propos de la taxe sur les transactions financières, mettant au contraire l’accent sur ce qui les unit face à la crise qui ravage la zone euro.

A moins de cent jours du premier tour de la présidentielle, Sarkozy reste déterminé à forcer l’allure sur la dite «taxe Tobin», quitte à ce qu’elle ne s’applique qu’en France, tandis que la chancelière a répété son souhait d’une démarche européenne, ou, du moins, d’un accord au sein des Dix-Sept de la zone euro. Mais cette option, a-t-elle précisé, n’est pas soutenue par l’ensemble de sa coalition. Tant les libéraux du FDP que la CSU, l’aile bavaroise du parti chrétien démocrate, craignent une désertion de la place financière de Francfort au profit de la City, puisque les Britanniques excluent de se rallier à ce nouvel impôt paneuropéen.

Printemps. Sarkozy, lui, ne démord pas de son idée de lancer le mouvement en solo : «Ma conviction, c'est que si nous ne montrons pas l'exemple, ça ne se fera pas. L'idée de la France, c'est tout simplement d'appliquer le projet de directive sur la création d'une taxe sur les transactions financières, tel qu'il est prévu par la Commission». A savoir un prélèvement de 0,1% sur tout échange d'actions et d'obligations effectué entre deux établissements financiers, dès lors qu'au moins un des deux est établi dans l'Union européenne. Les transac

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