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Récit

Free, le jour d’après

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Avec ses offres à prix cassé, la filiale d’Iliad chamboule le secteur de la téléphonie, et oblige ses concurrents à revoir leurs stratégies.

Publié le 13/01/2012 à 0h00

Un «tsunami». C'est le mot utilisé par Orange, en interne, pour qualifier la déflagration créée par les deux offres à prix fracassés (2 euros et 19,99 euros par mois) de Free Mobile. Mohamed (1), conseiller en boutique chez SFR, place de la République à Paris, se laisse aller à la confidence face à sa cliente : «Revenez la semaine prochaine. Le 18, on va changer tous nos tarifs.» Et ajoute, presque soulagé : «C'est bien qu'ils arrivent [Free, ndlr]. On ne pouvait plus continuer comme cela. Le mobile est beaucoup trop cher. On sera plus à l'aise avec nos clients.»

Mais SFR est-il en mesure de suivre une bagarre qui s'annonce meurtrière ? «Cela fera moins de primes en haut, reprend Mohamed, qui se dit choqué par les 20 millions d'euros de primes et bonus touchés par les patrons de SFR, et dénoncés à la télé.» Hier, Jean-Ludovic Silicani, le régulateur des télécoms, a présenté, dans les Echos, les choses moins crûment : «Il est clair que [les opérateurs] vont voir leur marge baisser sur le mobile. Il leur est d'abord possible de réduire les sommes qu'ils versent aux actionnaires.» Et, ciblant l'Etat, premier actionnaire d'Orange : «Il a clairement un choix à faire […] Il peut accepter une baisse de dividendes s'il souhaite que l'opérateur maintienne ses investissements.»

Bataille. La dégringolade des tarifs est en route. C'est Virgin, le plus gros des opérateurs mobiles virtuels (sans réseau), qui s'est lancé le premi

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