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Interview

«Chez France Télécom, nous ne sommes pas des escrocs»

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Delphine Ernotte-Cunci, directrice exécutive de l’opérateur, réagit à l’offre de Free Mobile :

Publié le 16/01/2012 à 0h00

Secouée par l’offensive de Free sur les offres mobiles, et les attaques de son patron Xavier Niel à l’encontre de ses concurrents, Delphine Ernotte-Cunci, directrice exécutive de France Télécom-Orange France, riposte.

«Pigeons», «escrocs», Xavier Niel n’a pas été tendre avec vous…

Nos salariés ont été choqués par la virulence des échanges. La violence des propos de certains clients dans les boutiques et sur les plateaux d’appels a surpris. Cela tient plus à la forme des annonces qu’au fond. Cela se calme. Qu’on accuse l’entreprise dans laquelle les agents travaillent, et pour 30% d’entre eux depuis plus de trente ans, d’escroquer les clients, ce n’est juste pas audible. Moi-même, j’y suis depuis vingt-deux ans. A la fin des années 70, la France était très en retard dans la téléphonie. L’entreprise s’est construite autour de cette mission : apporter des nouveaux services d’abord aux usagers et maintenant aux clients. Et ces mots très durs, c’est contraire à l’esprit de la maison. France Télécom-Orange, c’est 80% d’un secteur qui emploie 120 000 salariés en France, dont 80 000 chez Orange. Cela fait beaucoup de gens maltraités.

Les écarts de prix énormes brocardés par Xavier Niel entre son offre et celle de ses concurrents n’ont pas été inventés, tout de même…

Non, nous ne sommes pas des escrocs. Regardez les chiffres publiés par le régulateur ! Le prix du téléphone a baissé de 7% entre 2005 et 2011 et pour un usage qui n'a plus rien à voir avec ce qu'il était il y a six ans. Dans le même temps, les prix du transport ou de l'électricité ont progressé de 15%. On dit que le prix du mobile en France est le plus cher d'Europe ! Ce n'était pas vrai pour les offres SIM only [

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