Une nouvelle semaine de tous les dangers s’ouvre pour la Grèce, dont le maintien dans l’euro revient au cœur des débats alors que la dégradation de la France ébranle le couple franco-allemand. La bataille se livre sur deux fronts : Athènes doit tenir tête à l’armada des créanciers privés qui regimbent à l’effacement de moitié de la dette souveraine et, en parallèle, ployer assez l’échine pour obtenir les nouvelles aides promises par l’Europe et le Fonds monétaire international (FMI). Sur ces deux fronts, les choses se présentent mal…
Vendredi, les négociations sur la restructuration des 205 milliards d'euros de dette détenue par le secteur financier privé ont été suspendues, dans une ambiance d'extrême tension. En octobre, à Bruxelles, les dirigeants de la zone euro avaient pourtant réussi à tordre le bras aux banques pour qu'elles renoncent «volontairement» à la moitié de leurs créances, nécessaires pour éviter un «défaut» aux conséquences incontrôlables. Deux inconnues majeures pèsent : combien de créanciers accepteront d'apporter leurs titres à l'échange et quel sera le montant final de la décote ? Si les banques françaises, les plus exposées de la zone euro, ont déjà provisionné 60% de perte sur leurs titres, d'autres prêteurs jouent la montre. «Ce qui freine les négociations, c'est la position très opaque des hedge funds», indique-t-on de source bancaire. Ces fonds spéculatifs espèrent échapper à la restructuration.
Mais le temps presse : faute d’un acco




