«Nous ne développons pas un service pour faire de l'argent, nous faisons de l'argent pour offrir un meilleur service.» C'est en ces termes que Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a choisi de s'adresser aux investisseurs dans une lettre de huit pages qu'il a annexée à son dossier d'entrée en Bourse, présenté mercredi soir à la Securities and Exchange Commission (SEC, l'autorité de régulation). Une façon de souligner que le réseau social compte bien continuer à essayer d'innover, même sous la pression des marchés.
La cotation du groupe, prévue en mai, représente toutefois un défi majeur pour Facebook, qui devra alors faire la preuve de sa rentabilité d’entreprise. Retour en trois questions sur une introduction en Bourse déjà qualifiée d’historique à Wall Street, et qui est la plus importante jamais réalisée par l’économie du Net.
Que révèlent les résultats financiers de Facebook ?
Pour la première fois de son histoire, le groupe installé à Menlo Park, en Californie, a été contraint de révéler ses résultats aux autorités boursières. Les chiffres traduisent en premier lieu la popularité stratosphérique du réseau social sur la Toile, comptant aujourd’hui 845 millions d’utilisateurs, soit 39% de plus qu’en 2010. Le groupe a également enregistré un chiffre d’affaires de 3,71 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros), provenant pour 85% de ses revenus publicitaires. Facebook dégage un bénéfice net d’un milliard de dollars, en hausse de 65% si l’on c




