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Libération

Grève : reprise non garantie à Air France

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Social . Les annulations de vols se sont multipliées, hier. Le gouvernement rejette la faute sur les pilotes.

Publié le 08/02/2012 à 0h00

Il n’y a pas eu vraiment d’éclaircie, hier dans le conflit entre les pilotes et le gouvernement. Et les avions d’Air France sont restés, pour environ la moitié d’entre eux, cloués au sol.

Et ce n'est pas la déclaration de Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre des Transports, qui va réchauffer les relations polaires entre les pilotes et la première compagnie du pays. Invitée le matin sur LCI, NKM n'a pas fait dans la nuance : «Il y a eu un Paris-Singapour et un Paris-Buenos Aires dans lesquels, au dernier moment, les pilotes ne sont pas venus. Là, c'était des passagers qui avaient embarqué. Les enfants, la famille, les bagages embarqués. Il a fallu débarquer.»«Faux», rétorque Philippe Vivier, porte-parole du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire chez les navigants. «La ministre raconte n'importe quoi ! C'est Air France qui a fait le pari qu'il y aurait des pilotes et donc a pris le risque d'embarquer les gens.»

L’exemple cité sur l’antenne de LCI n’était pas innocent. Il illustre pour le gouvernement la nécessité d’adopter un service garanti dans l’aérien : il obligerait les personnels à faire connaître leur décision de faire grève quarante-huit heures à l’avance. En attendant, le mouvement ne faiblit pas. Le SNPL chiffrait à plus de 65 % le taux de grévistes chez Air France. Et à ce même taux, les vols moyens-courriers annulés par la compagnie par rapport à son programme normal. Pas exactement les chiffres produits hier par la

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