Elles espèrent bénéficier des «retombées» de la victoire remportée par leurs collègues de l’usine Lejaby d’Yssingeaux (Haute-Loire). Pour ne pas être oubliés, les salariés des quatre autres sites du fabricant de lingerie sont venus manifester, hier, devant la préfecture du Rhône. Etaient présents ceux des usines de Bellegarde-sur-Valserine, de Bourg-en-Bresse (Ain) et du Teil (Ardèche), fermées fin 2010, et de Rillieux-la-Pape (Rhône) où 150 emplois sur 250 vont disparaître.
En milieu de matinée, elles sont une centaine - car il s’agit essentiellement de femmes - à attendre dans un froid glacial le résultat de la réunion entre les représentants du personnel et la directrice de cabinet du préfet. Objectif : obtenir que le plan social d’entreprise (PSE) de 2010 soit respecté. Plus d’un an après la fermeture des sites de Bellegarde, Bourg-en-Bresse et du Teil, seuls quelques salariés ont touché une partie des indemnités prévues. Et les représentants du personnel n’ont toujours pas été licenciés, l’inspection du travail s’y étant opposée.
Au-delà du respect du PSE, les salariés de Lejaby, y compris ceux du site de Rillieux, souhaitent qu'un repreneur soit trouvé. «Laurent Wauquiez [maire du Puy-en-Velay et ministre de la Recherche, ndlr] s'est bien vanté d'en avoir déniché cinq pour Yssingeaux», observe Brigitte Figueroa, déléguée syndicale de l'usine de Bellegarde. D'après Raymond Vacheron, de la fédération CGT du textile, «trois projets de reprise sérieux mais pas f




