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La Grèce pas saine, mais sauve

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Athènes, en acceptant de nouvelles mesures d’austérité imposées par l’UE et le FMI, a ouvert la voie au déblocage d’un second plan d’aide, repoussant le spectre de la faillite.

Les drapeaux grec et européen au-dessus du ministère des Finances à Athènes. (Photo Yannis Behrakis. Reuters)
Publié le 10/02/2012 à 0h00

Le couteau sous la gorge, le gouvernement grec a accepté hier le nouveau tour de vis exigé par l'Europe et le Fonds monétaire international, en échange d'un second plan d'aide de 130 milliards d'euros. Sans ce prêt, le pays serait incapable d'honorer sa prochaine échéance de dette (14,5 milliards d'euros à rembourser le 20 mars). Et risquait de se retrouver en défaut de paiement dès le mois prochain. L'accord sur un nouveau train d'austérité a été arraché au forceps par le Premier ministre, Loukas Papademos, après deux ultimes nuits blanches de marchandage avec les chefs des trois partis de sa coalition. Le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, était attendu hier soir, à Bruxelles, par ses pairs de l'Eurogroupe. Méfiants, ceux-ci se sont gardés de lui faire un triomphe. Malgré «d'énormes progrès», les conditions ne sont pas réunies pour «un accord définitif ce soir», prévenait d'entrée de jeu le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Le psychodrame qui tient les marchés en haleine depuis janvier ne se dénouera donc peut-être que «la semaine prochaine». Car la zone euro veut maintenir une pression maximale, tant que le Parlement grec n'aura pas avalisé les conditions du prêt, par un vote prévu dimanche.

Pourquoi est-ce un accord crucial ?

Les partenaires de la Grèce ont perdu patience et haussé le ton en janvier : l'Union européenne et le FMI ne continueront leurs prêts qu'à deux conditions. Primo, les bailleurs de fonds privé

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