AJ + 30 du lancement de Free Mobile, les attaques ne faiblissent pas contre Free, dernier arrivé sur le marché des opérateurs.
Le réseau de Free est-il en carafe ?
La flèche la plus affûtée décochée par ses rivaux vise son réseau, insuffisant. Free a l’obligation de couvrir, avec ses antennes, 27% de la population pour avoir le droit d’utiliser le réseau d’Orange qu’il loue en complément. Les opérateurs (SFR et Bouygues Telecom) multiplient les relevés. SFR en a transmis 3 000 au régulateur, attestant d’un réseau très peu actif. Pourtant, de façon très officielle, Jean-Luc Silicani, le président de l’Arcep, confirmait encore vendredi n’avoir reçu aucune saisine formelle de qui que ce soit. Sinon la plainte d’un syndicat, la CFE-CGC-Unsa de France Télécom-Orange. Encore faut-il qu’il ait motif à agir.
Peut-on vraiment contrôler le réseau ?
Reçu vendredi par le régulateur, le porte-parole du syndicat, Sébastien Crozier - qui dit représenter aussi la section CFE-CGC de Bouygues Telecom et de SFR - est venu avec les relevés d'un site collaboratif (Sensorly.com), soit 2,5 millions de mesures sur 630 antennes allumées. Jusque dans l'état-major d'Orange, on critique les antennes de Free, qui seraient «reliées par de l'ADSL» (fil de cuivre), et donc «incapables de supporter la charge des appels». L'Arcep a de son côté lancé ses propres mesures. Les résultats seront connus à la fin du mois. Commentaire d'un cadre de SFR : «Ces con




