Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie et des Transports, garde le cap : «Le gouvernement maintient et maintiendra jusqu'au bout son soutien à la proposition de loi d'Eric Diard [député UMP, ndlr] sur le service garanti dans le transport aérien»,a-t-elle dithier sur Radio J.
La menace d'un nouveau mouvement de grève pendant les vacances scolaires de février brandie par les syndicats de l'aérien n'a donc pas entamé la volonté du gouvernement. Au risque pour les passagers de se retrouver coincés sur le tarmac, à cause d'annulations de vol de dernière minute. La ministre en prend même argument pour défendre l'obligation pour les grévistes de se déclarer quarante-huit heures à l'avance, comme l'exige le texte sur le «service garanti». «Comme la loi n'est pas encore passée, on risque d'avoir des annulations à chaud, admet-elle. Les Français jugeront.»
Rendez-vous mercredi, jour de l'examen de la proposition de loi de Diard, au Sénat. Elle avait été votée par les députés, en première lecture le 25 janvier. Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), élément moteur dans la bagarre, promettait hier une mobilisation «juridique, parlementaire et sociale» redoublée. Un porte-parole du syndicat annonçait «le dépôt prochain d'un recours devant le Conseil constitutionnel» et une entrevue avec Annie David, présidente de la commission des affaires sociales du Sénat. Le SNPL, épaulé par la CGT, l'Unsa ou FO au sein d'une intersy




