C’est au tour des salariés de Procter & Gamble (P & G) d’être shampouinés. D’ici à juin 2013, 5 700 emplois seront supprimés dans les départements non manufacturiers du groupe, soit quelque 10% de l’effectif, a annoncé jeudi le PDG, Bob McDonald. Le meilleur ami de la ménagère, numéro 1 mondial de grande consommation, compte 129 000 salariés au total, mais seuls ses 57 000 postes tertiaires devraient être affectés par les coupes.
Au siège français de P & G, à Asnières (Hauts-de-Seine), il semblait vendredi «évident que la France sera touchée», mais sans que l'on puisse encore préciser combien. «Nous n'avons pas encore établi comment cela impliquera nos différentes régions et pays», nous indiquait vendredi aussi Paul Fox, porte-parole du groupe au siège mondial de Cincinnati. En France, P & G compte quatre usines, à Blois (détergents et shampoings), Amiens (lessives), Poissy (parfums) et Sarreguemines (produits de coiffure).
«Soap opera». Le groupe américain emploie 3 000 salariés dans l'Hexagone, dont environ 700 au siège d'Asnières. Le roi américain de la lessive (Ariel, Tide, Dash…), de la couche (Pampers) ou du dentifrice (Fluocaril…), à qui l'humanité doit aussi l'invention du soap opera (des séries, à l'origine radiophoniques, produites pour y placer ses produits), compte bien continuer à inonder le monde, et en particulier les pays émergents, de ses milliers de produits. P & G prévoit une progression de 3 à 4 % de ses




