L’un des plus vieux bastions de Veolia va tomber. Le conseil municipal d’Olivet (Loiret) a voté, vendredi soir dernier, la caducité du contrat qui la liait depuis 1931 à la Compagnie générale des eaux, devenue Veolia. L’épilogue d’un long bras de fer. Un citoyen d’Olivet avait saisi la justice pour contester la durée exorbitante (99 ans) du contrat.
Il a obtenu définitivement gain de cause devant le Conseil d'Etat. Qui a, dans un arrêt d'avril 2009 baptisé «commune d'Olivet», mis un terme aux concessions de 99 ans signées jusqu'alors entre les géants de l'eau et les collectivités locales (Libération du 15 juillet 2011). Du coup, Veolia avait mis un point d'honneur à conserver ce petit marché de 22 000 habitants, quitte à menacer la ville de représailles financières lourdes en cas d'interruption anticipée du contrat. «Ce risque de pénalités existe réellement», assure Hugues Saury, le maire (UMP) d'Olivet, qui avance la somme de 8 millions d'euros. Effrayé, l'élu aurait préféré rester chez Veolia. Mais après que le directeur régional des finances publiques lui a confirmé l'illégalité de la concession, Hugues Saury a été contraint de faire voter le divorce. «Si le maire avait entrepris des études économiques sérieuses, nous aurions gagné du temps», s'agace André Bouchoule, d'Initiative citoyenne pour l'eau à Olivet (Iceo). Cette association, soupçonnée par le maire d'être un bras armé de l'opposition, bataille depuis plusieurs mois pour démontrer que c




