Surcouf, l’enseigne multimédia, est à nouveau dans la tourmente. Reprise il y a trois ans par Hugues Mulliez, le petit-neveu de Gérard Mulliez (patron d’Auchan), elle a été placée mercredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille. Un comité central d’entreprise convoqué en urgence s’était tenu la veille, avec au menu un point sur les difficultés de l’entreprise. Les salariés apprennent alors que la boîte s’est vue couper son crédit fournisseur (fait par un fournisseur à une entreprise). D’où la saisine en du tribunal de commerce.
Conflit. Accédant à la demande de l'entreprise, les juges ont gelé ses dettes, et désigné un administrateur judiciaire. Surcouf a six mois pour présenter au tribunal un plan de relance et sauver tout ou partie des 472 emplois. Pour l'intersyndicale (CGC, CGT, CFTC), cette secousse n'est pas tout à fait une surprise. En 2010, un an après son rachat par Mulliez, l'enseigne avait connu un plan de sauvegarde de l'emploi qui avait alors abaissé les effectifs de 705 à 550 salariés, et fait passer les magasins de huit à six.
Les employés critiquent la mauvaise gestion de leur patron. Notamment ce nouveau siège installé à Lille, inutile et fastueux, alors que Surcouf disposait déjà d’un siège à Paris. L’enseigne avait également migré il y a un an et demi vers un nouveau système d’information, sans parvenir à le maîtriser vraiment. Elle était de plus en conflit, selon un délégué de la CFTC, avec Geodis, qui assurait la l




