Le grand procès de BP pour la marée noire de 2010 au large de la Louisiane est encore reporté et n'aura peut-être même jamais lieu. Un accord partiel a été conclu vendredi entre la major britannique et les avocats des dizaines de milliers d'individus et entreprises qui réclament dédommagement. L'accord prévoit notamment le suivi médical, pendant vingt et un ans, des «nettoyeurs» qui ont dû récolter le pétrole après l'explosion de la plateforme de forage Deepwater Horizon et se plaignent de nombreux maux induits. Mais les détails n'ont pas été rendus publics. Selon BP, l'accord lui coûterait quelque 7,8 milliards de dollars (5,9 milliards d'euros), ce qui ne serait guère plus que les sommes déjà prévues par la compagnie. «L'accord semble surtout bon pour les avocats qui l'ont négocié, s'insurge l'avocat Daniel Becnel, qui représente des milliers de plaignants. Ils n'ont rien obtenu de plus que ce que proposait déjà le fonds Feinberg [un fonds mis en place par BP et qui a indemnisé 225 000 plaignants, ndlr] et ils réclament 6% des sommes versées.»
BP en a-t-il fini avec cette marée noire ?
Pas tout à fait encore. L'accord conclu vendredi doit être entériné par le juge fédéral Carl Barbier, qui était censé juger l'affaire à La Nouvelle-Orléans. Les plaignants insatisfaits pourront aussi continuer à demander justice. Surtout, l'accord ne couvre pas les plaintes des autorités régionales et fédérales, qui demandent des dommages et




