Menu
Libération

Le doute s’étend sur le traité de stabilité

Réservé aux abonnés

Chancelier autrichien, opposition allemande : le candidat PS n’est pas si seul dans sa critique.

Publié le 06/03/2012 à 0h00

«Bonne chance, monsieur !» C'est avec un sourire mi-apitoyé, mi-narquois que, dans les hautes sphères bruxelloises du Conseil européen, on commente la volonté de François Hollande de renégocier le nouveau pacte budgétaire, s'il est élu en mai. De fait, le candidat socialiste arriverait après la bataille gagnée par l'Allemagne : signé le 2 mars par tous les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union (sauf le Royaume-Uni et la République tchèque), le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l'Union économique et monétaire sera alors déjà en cours de ratification, voire ratifié dans quelques pays membres. Se rasseoir à la table de négociations pour amender le texte et le resoumettre aux parlements nationaux, ou au vote populaire si l'Irlande avait par exemple tenu son référendum avant juin, relève de la gageure. Dans le camp de l'UMP ont d'ailleurs tout de suite fusé les accusations «d'irresponsabilité», de mise en danger «de la crédibilité et de la parole de la France».

«Nouvelle approche». Il n'empêche que, selon Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, «François Hollande n'est pas isolé. Partout en Europe, le débat monte» sur la nécessité de contrebalancer la rigueur par des mesures de soutien à la croissance et à l'emploi. Aucun gouvernement européen n'a pourtant ouvertement abondé dans le sens du grand rival de Sarkozy, hormis le chancelier autrichien social-démocrate

Dans la même rubrique