Les autres ménages, c'est-à-dire, globalement, les 90% les moins fortunés, ont profité, en tout, de 15,45 milliards sur le mandat, dont les trois quarts (14 milliards) proviennent des heures supplémentaires défiscalisées. Censée illustrer le «travailler plus pour gagner plus», cette mesure n'a pas produit de boum du pouvoir d'achat, selon le rapport parlementaire bipartisan, réalisé par Jean Mallot et Jean-Pierre Gorges, publié en juin 2011. Car si l'exonération de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu sur les heures supplémentaires a bien conduit, pour les intéressés, à un gain médian (la moitié gagnant plus, l'autre moins) de 350 euros par an, soit 29 euros mensuels, un quart seulement des foyers fiscaux en France en a profité, et de façon assez inégalitaire. Un gain d'autant plus limité, selon les rapporteurs, qu'«il n'est pas exclu que le dispositif ait, au moins transitoirement, pesé sur les négociations salariales à l'avantage des employeurs».
Autre mesure phare: le RSA, venu remplacer le RMI, pour un coût supplémentaire de 3,65 milliards sur le mandat. Il s'agissait alors d'encourager le retour à l'emploi des plus démunis. Au RMI d'avant, rebaptisé RSA «socle seul», s'ajoutent ainsi, à partir de juin 2009, deux variantes selon les revenus d'activité de l'allocataire. Par exemple, une personne isolée touchant le Smic ou un couple percevant 1,4 smic, perçoit le RSA dit «d'activité seule», les plus modestes le «




