Six syndicalistes et cadres du groupe Adecco, touché par un plan de 530 départs volontaires, ont entrepris une tournée des présidentiables. Hier matin, ils ont été reçus par Alain Vidalies, député PS des Landes et chargé de l'emploi dans l'équipe du candidat François Hollande. Après les Lejaby et les Florange, ils veulent sensibiliser sur leur sort. Leur employeur, leader mondial du travail temporaire, accumule les bons résultats, et nonobstant, comme s'il fallait doper encore la cash machine, Adecco France (30% de l'activité du groupe) a annoncé un mégaplan de départs volontaires : 530 postes dans une firme qui emploie dans l'Hexagone 6 300 collaborateurs permanents. Soit une saignée de près de 10% des effectifs. Indécent ? La question risque de s'inviter dans la campagne électorale. Car Adecco ne connaît pas la crise. L'an dernier, le groupe a affiché dans l'Hexagone une progression de 10% de ses revenus (à 6,07 milliards d'euros) et engrangé 133 millions d'euros de bénéfices net.
Infraction. La finalité du dégraissage - officiellement le maintien de la compétitivité - tout comme la modalité de l'annonce ont outré les syndicats. Jeudi dernier, Adecco avait convoqué simultanément cinq comités d'entreprise, autant que d'entités juridiques en France, pour faire un point sur les résultats et les perspectives du groupe. Ousmane Cissakho, assistant en recrutement chez Adecco et délégué syndical Unsa basé à Angers (Maine-et-Loire), raconte : «C'est da




