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Troisième suicide en six mois à la Poste

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Social. Un cadre s’est pendu, dimanche, sur son lieu de travail. Les syndicats dénoncent la stratégie du groupe.

Publié le 13/03/2012 à 0h00

Loi des séries ou signe d’une souffrance au travail, alors que la Poste accélère sa mutation ? Dimanche, en fin d’après midi, un cadre s’est pendu au centre de courrier de Trégunc, dans le Finistère. Responsable «ressources, gestion-sécurité-sûreté». Bruno Peuziat, 42 ans, avait deux enfants.

Son suicide survient douze jours après celui de Jérémy Buan, un cadre supérieur de 28 ans qui s'était jeté du 4e étage de la poste centrale de Rennes… Il y a six mois, une postière du centre financier de la rue de Bourseuil à Paris (XVe) s'était elle aussi défenestrée.

Mails. Les syndicats sont restés longtemps discrets sur cette problématique des suicides. Avec 240 000 salariés, la Poste en connaît, comme toutes les entreprises. Mais cette succession de drames, tous survenus sur le lieu de travail, les a fait réagir publiquement, en mettant en cause la Poste. Hier, la CGT demandait à l'entreprise de «stopper immédiatement toutes ses réorganisations et d'ouvrir de véritables négociations» dans un groupe engagé «dans une course au profit» et qui a enregistré «plus de 90 000 suppressions d'emplois depuis 2002». Même émotion chez Sud PTT. La réaction syndicale est d'autant plus vive qu'elle s'appuie sur des mails signés Bruno Peuziat, dont certains étaient adressés à Jean-Paul Bailly, le patron de la Poste. Dans un dernier mail, expédié aux organisations syndicales quelques heures avant son geste, le cadre finit par ces mots p

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